Un coup de gueule qui change tout
L'histoire commence en août 2017. Sarah Bourgeois rentre d'un voyage au Japon, fascinée par la propreté et le soin apporté à l'espace public dans les villes japonaises. Le contraste avec Marseille est saisissant : rues jonchées de déchets, poubelles débordantes, trottoirs souillés.
De retour dans son quartier du 8ᵉ arrondissement, la révolte monte. Elle publie un message sur son profil Facebook personnel, décrivant avec colère et précision l'état des rues marseillaises. La réaction est foudroyante : en quelques heures, 300 réponses.
Une habitante lui suggère de créer une pétition. En quelques jours, 10 000 signatures. Puis une page Facebook voit le jour : Marseille Poubelle La Vie. En vingt-quatre heures, 800 personnes demandent à rejoindre le groupe. En une semaine, 5 000 membres.
Je me retrouve au niveau du Rond-Point du Prado et une fois encore, ça puait, les poubelles n'étaient pas ramassées. J'en pouvais plus. — Sarah BourgeoisChapitre II · 2018
De la page Facebook à l'outil civique
En quelques mois, Marseille Poubelle La Vie devient bien plus qu'une page de doléances. Sarah Bourgeois et les membres du groupe décident d'en faire un outil d'action civique concret : chaque signalement posté est relayé directement aux élus et services municipaux compétents.
Le groupe se structure, se dote de règles claires. Apolitique, indépendant, sans complaisance — ces trois principes deviennent la charte du collectif. La page dépasse les 15 000 membres en 2018. Un rapport de dix propositions concrètes est transmis aux autorités.
Chapitre III · 2019 — 2020Marianne, Sud Radio, BFM : la voix nationale
En 2019 et 2020, la notoriété dépasse les frontières de Marseille. Le magazine national Marianne lui consacre un article de fond : « À Marseille, la saleté chronique gangrène la ville ».
Sud Radio l'invite dans son émission nationale L'Influenceur. BFM Marseille Provence l'invite en plateau comme chroniqueuse régulière.
Ce n'est pas un sujet bobo. Les gens populaires s'intéressent plus souvent à la sécurité et à la propreté. — Sarah Bourgeois, Marianne
La sécurité : un nouveau combat
En 2020, Sarah Bourgeois applique la méthode qui a fait ses preuves à un nouveau sujet : la sécurité urbaine. Même philosophie : apolitique, indépendant, centré sur l'action concrète.
Le succès est immédiat. En quelques mois, 20 000 Marseillais rejoignent le groupe. Avec deux collectifs totalisant 45 000 membres, Sarah Bourgeois s'impose comme l'une des voix citoyennes indépendantes les plus influentes de Marseille.
Chapitre V · 2024Euronews : Marseille vue d'Europe
En mars 2024, le média européen Euronews consacre un reportage au combat des habitants de Marseille. Sarah Bourgeois et le collectif sont au cœur du reportage, diffusé à travers l'Europe.
Le collectif atteint 25 000 membres. Neuf médias différents ont couvert son travail.
Chapitre VI · 2026Neuf ans plus tard, le combat continue
En 2026, Sarah Bourgeois est toujours là, toujours debout, toujours combative. Les deux collectifs sont actifs, les chroniques BFM se poursuivent, et l'engagement pour l'écologie urbaine et la cause animale s'approfondit.
Neuf ans après ce premier coup de gueule, le bilan : 45 000 citoyens mobilisés, une présence médiatique de Marseille à Bruxelles, et la conviction renforcée que les citoyens organisés ont le pouvoir de changer leur ville.